08/12/2004

Vivement le printemps

Curieux comme les conditions extérieures peuvent influer sur les caractères dans une entreprise. Déjà que les tenues vestimentaires vous donnent la météo : là, par exemple, Max nous a sorti une redingote verte achetée à La Baule en '76, ça doit lui rappeler de merveilleux souvenirs, mais en rue, nous on marche 100m derrière. Pas par honte, non, mais pour savourer la tête incrédule des passants. Ajoutez à cette ambiance période-des-fêtes-qu’est-ce-qu’on-se-marre du brouillard qui vous oblige à rentrer chez vous à 4 pattes, de la froidure qui gèle les testicules du moindre clébard osant lever la patte sur nos beaux abribus, et la nuit noire qui vous oblige à sortir la lampe de poche dès 15h30 s’il vous prend l’idée saugrenue de mettre ne fût-ce que le nez dehors. Bref, un temps de merde. Pas la peine de s’étonner si lors d’une visite vous retrouvez l’un de nous assis dans la poubelle, ou une autre pleurant toutes les larmes de son corps parce que le fax refuse de faxer. Alors faut éviter de mettre du Bashung : c’est beau, mais triste ; mettez plutôt des machins latinos, et tout le monde reprendra en chœur « laïlaïlaï ». Suffit de peu de choses : là par exemple on vient de tomber sur un prodigieux Morissey, et croyez-le ou pas, malgré l’absence de secrétaire et malgré une virilité surabondante, on se lance dans les slows joues contre joues. Faudrait penser à éteindre, parce que dans l’immeuble d’en face, ça va jaser.

18:46 Écrit par Gatky | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

~Ï~ Java Swinger ...

Écrit par : Nola | 09/12/2004

Très joli mais rien pigé. Y a 1 code ésotérique à découvrir ? Si oui, merci de laisser les clés, ça m'aiderait à pas mourir trop idiot...

Écrit par : AH | 10/12/2004

Les commentaires sont fermés.