26/05/2005

Patron, une Polka !

Peut-on fondre sous la chaleur tout en étant submergé par 7 grincheux, le ventre gargouillant suite à une pizza avariée et malgré tout cela, et bien d'autres choses, rester d'extrême bonne humeur ? Et je ne parle pas de la radio bloquée sur RTL, de 11 couillons crampés jusqu'à l'os et plus cons qu'un ballon, du DL impossible des 20 derniers Mb de l'épisode 5 de Lost, de l'amende qui flotte sur le pare-brise depuis 2 jours, et de Blanche-Neige qui s'est changée depuis maintenant 2 ans jour pour jour en vilaine sorcière. Et comment dit-on "m'en fous" en Polonais ? Ah bon, ben désolé mais j'ai pas ces caractères sur mon Mac, alors Piotr & tous les autres, sachez que sous cette longitude, à cette latitude, on peut bien braquer toutes les webcams de l'univers pour y chercher les malheurs du monde, on ne verra jamais rien d'autre qu'un large sourire, carié sans doute, mais sincère.

23:37 Écrit par Gatky | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

23/05/2005

Le bonheur, ou ce que j'en dis, c'est

Etre bien à un moment donné sans devoir se prendre la tête pour un tas de tuiles à gérer dès la lucidité revenue. Ou alors être très vieux et se dire que si on a perdu beaucoup de plumes, on n'a jamais dérogé à 2 ou 3 principes. D'accord, UN, mais c'est déjà franchement pas mal. C'est peut-être aussi se dire qu'on ne l'a pas construit avec un tas de saloperies, en marchant sur toutes les tronches qui dépassaient. C'est entendre les suivants -qui s'en sortent bien- reprendre quelques-uns de vos principes, d'accord, UN, mais c'est déjà franchement pas mal, alors qu'avouons-le, ni vous ni moi ne savions vraiment si ça avait un sens. C'est ne plus rien avoir à perdre, parce qu'on a tout donné. C'est quelque chose de très con, impalpable, qu'on n'est jamais sûr de posséder, dont on déteste parler et que l'on feint d'ignorer, mais qui est notre seul moteur. C'est finalement notre façon de l'aborder qui fera de nous des gens biens ou des sales cons bourrés de principes avariés. Ou peut-être juste UN, mais c'est déjà trop.

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19/05/2005

Plus que 41 fois dormir

Et on aura 1 machin unique au monde : la téloche en 12" par l'adsl. Grâce à Belgacom, fini de truander le câble du voisin pour flemarder devant des conneries, suffira d'ouvrir une 'tite fenêtre entre son mail et les softs habituels pour voir, avec un "DIRECT" clignotant, voire un "Exclusif" encombrant, pour voir donc, une chèvre se faire éjecter fissa de La Ferme-Célérités, ou une grosse vache parler de sa phlébite chez Delarue. Et que la vie sera belle : imaginez, alors qu'en mai 2005 on avait du mal à afficher une simple page de texte, en juin 2005 on pourra jongler avec 50 chaînes et acheter des films à la demande. Faudra-t-il visionner Derrick image par image, le temps que l'épisode se télécharge ? Si la vitesse est merdique, ce sera pratique de toute façon pour étudier les phases importantes d'un Genk-Lokeren, si ça intéresse ne fût-ce qu'UN seul individu dans l'univers (je vise large, on ne sait jamais). Reste à voir le prix pour que votre souris soit une privilégiée et vive le futur avant toutes les autres. Et là je dis, si c'est gratuit, c'est une avancée formidable pour la civilisation en général, et mon cul en particulier. Mais au-dessus, ne lésinons pas sur les mots, ce serait ni plus ni moins une arnaque.

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17/05/2005

Chiche qu'il est assis dessus !

Difficile de croire que les choses vont changer, les mentalités évoluer, la prise de conscience descendre sur le groupe comme l'Esprit Saint sur une meute de nonnes en transe. Et pourtant, il y a 30 ans, quand Giscard jouait de l'accordéon, que la guerre du Vietnam prenait fin pendant que Coluche faisait ses débuts, et alors que Charlebois & Cie chantaient "il n'y aura plus de misère" (pour les paroles exactes, voir le blog nimportekwa.skynetblogs.be), qui aurait pu prévoir notre monde ? Excepté Paco Rabanne, je veux dire. Aujourd'hui, c'est pas la peine de raconter des cracs : on a tous les yeux plissés sous ce magnifique soleil, mais on y voit plus clair que jamais. Disons donc les choses clairement : Giscard nous chante sa Constitution à coups de violon, Coluche et un tas d'autres rigolos ont raté un virage, de nouveaux conflits ont pris la place vacante, la guerre au chômage est perdue, le bonheur n'est pas dans la consommation et les poules n'arrivent toujours pas à planer aussi bien que les canards. Et puisque les choses évoluent sans cesse, qui est assez malin pour déclarer de façon définitive qu'au fond de tout ce chaos ne se cache pas un magnifique diamant ? Excepté Paco Rabanne, on est bien d'accord.

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13/05/2005

Jackpot dans 50 minutes

Puisqu'à 6h00 un super-tirage-spécial-vendredi13 fera un super cocu, on s'est dit, 2 pingouins & moi, puisqu'on avait le bon profil, des dispositions idéales, on s'est dit, donc, qu'on allait miser les 7,25 € qui feront de nous des êtres différents. Que la sortie serait belle, et pas la peine de faire non de la tête, bande de futurs jaloux, j'apprécie d'avance les nouvelles opportunités. Plus besoin de cracher en l'air pour tenter d'atteindre la mauvaise étoile, suffira, pour hurler sa joie dans tout l'univers, d'afficher son cul à côté du billet gagnant. NomdeDieudeNomdeDieudeNomdeDieu.

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11/05/2005

Tu seras niqué mon fils

Les couples qui éclatent quand l'un ou l'autre déconne. L'indécence ne vient pas de la faute, on est humains finalement -enfin, pour certains on n'est pas sûr- l'indécence, donc, est plutôt acoquinée avec l'hypocrisie, l'absence totale d'humilité, l’impudicité des faux reproches, et empêche in fine de clore toute peine. Et il ne s'agit pas de pardon ou autre connerie du genre, mais plutôt de cette pourriture d'esprit ambiant qui veut qu'on gère désormais ses relations humaines comme du business hardcore : du genre "j'ai plutôt été merdique avec toi mon coco, et je te baiserai jusqu'à l'os pour faire croire aux aveugles qui m'entourent que je suis la victime". Du cynisme pur jus, qui n'existait jusqu'ici que dans les affaires : un tas de couillons croyaient niquer la terre entière en marchant sur les têtes des plus faibles, jusqu'à ce qu'un plus fort, plus opportuniste, prenne la place. Le système s'écroule en entreprise, on ne fait même plus semblant de croire aux délires des réunions marketing, à l'esprit d'équipe : on est là pour toucher le chèque, point. Le combat se déroule désormais dans les appartements privés, en attendant sans doute encore quelques mois avant de voir apparaître les pionniers du genre se cisailler l'organe pour chaque victime mordant la poussière. Juste curieux de voir comment se débrouillera la prochaine génération, celle qui nous observe, nous prend pour modèles, avant de nous prendre pour ce que nous sommes vraiment.

22:09 Écrit par Gatky | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |